Une erreur monumentale (partie 3)

Chers lecteurs, après avoir franchi la porte de cette fameuse chambre, il est temps désormais de savoir ce qui va arriver à Max.

Le lendemain matin, je fus réveillé par le téléphone de Marie. Elle était dans la cuisine et prenait tranquillement son petit déjeuner. Il était 10h30 et je lézardais au lit, ne travaillant pas ce jour-là. Ayant mal dormi, je comptai faire la grasse matinée. J’entendais à sa voix qu’elle était joyeuse. Elle entra dans la chambre, excitée comme une puce, sautant sur lit pour me réveiller.

“Qu’est-ce que je suis contente Maman que tu sois à Lille, quelle surprise !!!”

“Tu nous rejoint à midi pour manger ? Oui, mon chéri sera là et je pourrai enfin te le présenter !!!” Dit elle.

Comme si j’avais besoin de ça, en plus de me coltiner ma culpabilité, il allait falloir faire bonne impression devant la mère de Marie.
Elle me tapota gentiment sur les fesses et me montra du doigt la salle de bain, puis elle se leva subitement et alla continuer la discussion dans le salon.
Bougon, je me levai et me dirigeai vers la salle de bain, pris ma douche et alors que j’enfilai mon tee-shirt, Marie entra dans la salle de bain et me demanda gentiment d’aller faire quelques courses.

“Bien sur chérie, fais moi une petite liste et je suis partie !”

10 minutes plus tard, j’étais déjà à ma voiture en direction du supermarché. Une fois là-bas, je flânais ça et là dans les allées du magasin, traînant un peu, profitant des courses comme prétexte pour retarder mon retour auprès de Marie. Au fond de moi, je me sentais si mal…
Comme tout homme qui a fait une énorme connerie, que-dis je, “Monumentale”. J’étais pris de remords. Je m’en voulais tellement d’avoir agis comme un putain d’animal, mais en même temps, il faut se l’avouer, ça a été un trip incroyable. Malgré ça, mes sentiments pour Marie étaient au dessus de tout ça. Il allait me falloir une bonne dose de non-courage pour lui cacher tout ça. Une fois les courses finies, je me dirigeai en direction de la voiture et repris la route pour l’appartement.

Pendant ce temps là, Marie finissait de ranger l’appartement lorsque soudainement, on sonna à la porte.

“Maman !!!”

Elle se jeta dans ses bras puis lui fit un gros câlin.
Elles s’installèrent dans le salon et commencèrent à discuter.

Il est important de préciser que Marie et sa mère avaient une relation très spéciale.

Sa mère divorça lorsque Marie avait 16 ans. Elle avait surpris son mari en train de la tromper. Depuis cette époque, elles entretenaient une bonne relation mère/fille, mais plus que ça, elles étaient également des confidentes. Il n’y avait aucun tabou entres elles. Malheureusement elles ne se voyaient que très peu. Une fois que Marie a commencé ses études et est devenue autonome, elle partit à l’étranger pour le travail et le décalage horaire faisait qu’elle se parlaient rarement.

Elles commencèrent à papoter de tout et de rien jusqu’au moment où la discussion tourna autour de l’arrivée la mère de Marie sur Lille.

“Mais, dis-moi Maman, c’est une sacrée surprise que tu sois là. Tu n’es pas arrivée ce matin quand même ?

– Non, ma chérie, je suis arrivée hier en début de soirée mais comme il était déjà tard, je n’ai pas voulu te déranger. J’ai préféré attendre ce matin.

– Oh, mais tu aurais pu Maman, tu le sais bien ! Du coup, tu as fait quoi hier soir ?”

– J’ai dormi à l’hôtel ma chérie, j’avais besoin d’une bonne nuit de sommeil et puis le réceptionniste était si poli et craquant que je n’ai pas pu m’empêcher de lui sauter dessus!

– Maman, t’es vraiment incorrigible espèce de coquine !!!”

Elles se mirent à rire toute les deux.

“C’est pas parce que ma fille chérie est sage que je dois l’être également” Dit elle en riant aux éclats.

“Maman ! Et au fait tu étais dans quel hôtel ? Mon chéri travaille dans l’hôtellerie, peut être que c’est un collègue à lui !”

Alors que la mère de Marie allait lui répondre, la sonnerie de la porte retentit à nouveau.

“Ah c’est mon chéri qui est rentré des courses. J’avais tellement hâte que tu le rencontres, Maman, ce coup-ci, je crois que je suis tombé sur le bon.”

Marie m’ouvrit la porte, m’accueilli avec un baiser langoureux et me dit “Chéri, je vais enfin te présenter ma mère…”

À suite.

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Man in Suit
Le costume cravate est devenue l armure du chevaliers des temps modernes, alors chevaliers de la table de l apero levez vos verres et célébrons la connerie humaine