La fête du vélo dans les Vosges

Cette semaine, je me suis rendu chez mes beaux-parents à Vittel. Plutôt peu enclin à faire les 450 kilomètres qui nous séparent depuis Lille en temps normal, j’étais cette fois-ci plutôt content de descendre dans les Vosges. La raison se trouve dans un des événements sportifs les plus regardés au monde, qui se tient en Juillet depuis 114 ans (avec une interruption de dix ans suite aux guerres) : Le Tour de France.

Plutôt habitué à vivre ce genre d’événements dans mon canapé (je suis le roi du visionnage de sport. Pour la pratique, on repassera), je n’ai pas hésité une seconde à saisir cette chance de pouvoir me rendre au plus près d’athlètes hors normes qui vont passer une centaines d’heures en trois semaines, le cul vissé sur leur selle, sous des conditions climatiques pas forcément simples (une bonne pluie qui rend la chaussée bien glissante, un soleil de plomb qui fait fondre le bitume, la possibilité de neige en haut des cols). Ma veine est encore plus grande cette année, la ville de Vittel étant ville arrivée de la quatrième étape, et ville départ de la cinquième. Double dose de cyclisme, je ne boude pas mon plaisir !

Etape 4 : Mondorff-les-bains(LUX) – Vittel

Nous sommes partis, mes beaux-parents, mon beau-frère, ma chérie et moi-même vers 15 heures pour nous trouver une bonne place afin d’apprécier l’arrivée, prévue pour les sprinters. Nous avons décidés de nous arrêter juste avant le panneau du dernier kilomètre, appelé communément “flamme rouge”.

La flamme rouge, spot idéal pour le départ du sprint

 

Après avoir profité de la caravane qui nous a gratifié de moult gadgets, bonbons, gâteaux, casquettes et autre goodies, les cyclistes se sont longuement fait attendre, mais sont finalement arrivés vers 17h20. Nous pensions voir une marée de vélos nous arriver dessus. Hélas, une chute quelques centaines de mètres avant nous a privé de la mise en formation des différents “trains” de coureurs pour préparer le sprinter maison. Seule une vingtaine de coureurs, dont les meilleurs sprinters du peloton (Kittel, Sagan, Cavendish, Degenkolb, Kristoff, et le français Arnaud Démarre) ont pu se disputer la victoire finale. Les règles du Tour permettant aux coureurs accidentés dans les trois derniers kilomètres de bénéficier du même temps que le vainqueur nous ont permis de profiter d’une grande majorité des coureurs au “ralenti”. J’ai pu distinguer entre autres le colombien Nairo Quintana, un des favoris à la victoire finale, le maillot jaune d’alors Geraint Thomas et son coéquipier Christopher Froome, triple vainqueur, le français Thibaut Pinot, outsider. Après quelques minutes d’attente sur place pour laisser passer la voiture balai, dernier véhicule du convoi du Tour, nous sommes tranquillement rentrés, sans pour autant connaître le vainqueur du jour ! Nous avons tout de même appris par la suite que l’étape était revenue à Arnaud Demarre, coureur français de l’équipe FDJ, devant Peter Sagan, qui a ensuite été déclassé pour avoir fait chuté délibérément Mark Cavendish, puis finalement exclu du Tour !

Etape 5 : Vittel – La Planche des Belles Filles

Rebelote le lendemain. Arrivés assez tôt sur la Place du Général de Gaulle pour profiter une nouvelle fois de la caravane publicitaire, dont nous sommes sortis encore une fois avec un nombre impressionnants de goodies entre les mains, nous avons ensuite changé d’endroit pour voir le départ de l’étape. Nous nous sommes placés à la sortie de Vittel, un peu après un rond point.

Une infime partie de ce que la caravane du Tour peut distribuer…

 

Cette fois-ci, les coureurs étaient bien évidemment regroupés (sauf deux qui ont certainement eu des ennuis mécaniques dès le départ fictif), avec les quatre porteurs de maillots distinctifs calés dans les roues de la voiture officielle de course (dirigée par le directeur de course, Christian Prudhomme) :

  • Arnaud Demarre (FRA), de l’équipe FDJ, pour le maillot vert de meilleur sprinteur
  • Nathan Brown (USA), de l’équipe Cannondale, pour le maillot blanc à pois rouges de meilleur grimpeur
  • Pierre Latour (FRA), de l’équipe AG2R La Mondiale, pour le maillot blanc de meilleur jeune (moins de 25 ans)
  • Geraint Thomas (GBR), de l’équipe Sky, pour le maillot jaune de leader du classement général

Le passage s’est fait en à peine une vingtaine de secondes, difficile donc de vraiment distinguer d’autres coureurs importants du peloton, notamment les favoris à la victoire d’étape, première arrivée en altitude, et donc première explication entre les grimpeurs destinés à la victoire finale.

Une fois fait, nous allions partir, mais les bus des coureurs se sont présentés, et j’ai pu les immortaliser les uns après les autres. Voici une photo regroupant les vingt-deux bus transportant les 198 coureurs (moins les quelques abandons déjà constatés) lorsque la ville d’arrivée d’un soir et celle de départ du lendemain sont différentes.

Move the bus ! Move the bus !

Cette première étape de montagne a été remporté par l’italien Fabio Aru de l’équipe Astana, qui s’empare du maillot de meilleur grimpeur. Juste derrière lui, Christopher Froome reprend (déjà) le maillot jaune à son coéquipier Thomas. Le gardera-t-il jusqu’à Paris ?

Etape bonus : Vittel – Vittel à VTT

Regarder du vélo c’est bien, mais ça fait un peu feignasse. Du coup, pour se donner bonne conscience, nous avons fait une grosse vingtaine de kilomètres en VTT avec mon beau-frère et ma chérie. Pourtant habitués à faire des ballades de 25km dans le Nord, nous avons vraiment souffert. En plus de la chaleur, il y avait très peu de moment de plat (celui qui me dit que ça ne monte pas dans les Vosges, mes poings sont disponibles pour discuter avec les os et cartilages de son visage). Deux bonnes grosses montées bien difficiles, en fond de premier plateau-première vitesse, nous ont bien achevées !

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Guillaume R
Foot, humour, bière, potes, saucisson. Un bon résumé de ce qu'on attend de la vie. Je ne veux pas me prendre la tête, juste des cuites.